#SheIsNUMA : Interview de Meryl Benitah, fondatrice de La Boîte Qui Cartonne

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11113423_617181485079366_8555898879772334571_n#SheIsNUMA est une série d’interviews des femmes entrepreneurs accélérées au NUMA dans le Sentier. L’interview de Meryl Benitah, fondatrice de La Boîte Qui Cartonne, est le deuxième volet de la série en partenariat avec NUMA.

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La Boite Qui Cartonne propose une nouvelle façon de ranger et stocker ses affaires sans se déplacer et de les garder à porter de clic.  Cette nouvelle solution s’offre à tous ceux qui souffrent du manque de place et qui souhaitent mettre au chaud des affaires qui encombrent leur espace à vivre. Le concept est simple et basé sur un système de boîtes qui sont collectées et stockées en toute sécurité.

Nous avons parlé avec Meryl Benitah, fondatrice de La Boite Qui Cartonne, de son idée de créer sa société, de ce qui été le plus difficile durant la création de son projet et puis nous lui avons demandé ses conseils pour les femmes qui souhaitent créer leur entreprise.

TNW : Qui êtes-vous?

MB : Après avoir travaillé quelques mois au sein de la célèbre enseigne de capsule de café, Nespresso, j’ai décidé de suivre une formation sur la création d’entreprise à l’école de commerce ESCP Europe. À l’issue de cette formation j’ai fait le choix de créer ma propre entreprise : La Boîte qui Cartonne. Je venais d’avoir 25 ans.

J’ai commencé à travailler sur mon projet dans l’espace co-working de NUMA au rez de chaussée. L’avantage de cet espace est qu’il est gratuit et que les « connecteurs » de NUMA sont à la disposition des startups si elles ont des questions ou des demandes. Ces connecteurs organisent également le « co-lunch » le vendredi et le « NUMA apéro » une fois par mois. Grâce à ces activités, on rencontre de nombreuses startups avec qui on peut partager et échanger d’idées. C’est très formateur ! Apres avoir travaillé dans l’espace de co-working pendant un certain temps, j’ai postulé pour le programme d’accélération de NUMA.

TNW : Comment avez-vous eu l’idée de créer La Boite qui Cartonne ?

MB : Je me suis inspirée d’un modèle qui existe aux Etats-Unis et en Angleterre et le concept me parlait. Vivant à Paris, le manque d’espace est réel. Je n’étais pas sûre de partir sur ce projet, mais en étudiant le marché j’ai trouvé que cela répondait à un besoin. Aujourd’hui on est une équipe de 4 personnes. Le site est en ligne depuis janvier 2015.

La BoiteTNW : Qu’est-ce que vous avez retenu de cette première expérience ?

MB : En créant sa boîte on passe par différentes phases. Au début on vit une phase d’excitation ; on a trouvé l’idée de son projet, un produit qui a du potentiel. L’étape suivante est la commercialisation de son produit, qui est clairement le plus difficile. J’étais assez médiatisée dès le lancement et j’ai eu pas mal de relais de presse ce qui m’a aidé à faire connaître mon projet, mais cela ne suffit pas. Il faut absolument qu’il y ait une activité, car le but est de vendre. On doit se poser les bonnes questions, comme : comment passer de 5 à 1000 consommateurs. Ou comment trouver sa niche ? Dans ce sens, le nom du programme d’accélération Numa Sprint est très juste car c’est vraiment la course. Si tu ne vas pas assez vite il y a d’autres acteurs qui prennent ta place, si tu vas trop vite tu te casses la figure.

TNW : Quels sont les points forts de votre business? Quel est votre business modèle ?

MB : C’est un service qui permet aux gens de faire de la place chez eux et de mettre en sécurité ses affaires. On soumet des boites à remplir aux clients. Une fois que la boîte est pleine, on la récupère chez eux et on les stocke dans nos entrepôts. Puis, on met à disposition un système d’inventaire en ligne qui permet au client de retrouver facilement les affaires stockées. Les entrepôts sécurisés se trouvent en banlieue, pas très loin de Paris. Une boîte (67 litre) revient à 6 euro par mois au client (le prix comprend le transport, l’assurance et le stockage). Le retour coûte 9 euro indépendamment du  nombre de boite.

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TNW : Quel défi par rapport aux investissements ?

MB : Les postes de coût de notre activité sont la gestion de la logistique, les entrepôts de stockage, le développement technique de la plateforme ainsi que la partie communication et marketing ce qui fait que l’on va rapidement avoir besoin d’investissement.

TNW : Que vous apporte le programme d’accélération Numa Sprint ?

MB : Le Numa nous aide dans l’ensemble de nos démarches : l’ élaboration de notre stratégie, l’accompagnement sur des sujets très précis comme par exemple les relations presse ou le story teling, la définition de nos cibles, etc. Le Numa est également un accélérateur de rencontres. L’équipe nous mets en relation avec des mentors et des experts pour nous permettre d’obtenir plus rapidement les réponses à nos questions. Le programme ne dure que 4 mois. Nous devons avancé très rapidement.

TNW : Quels sont vos conseils pour ceux / celles qui souhaitent créer leur entreprise ?

MB : FONCEZ !! C’est un avantage d’être une femme. La presse par exemple, s’intéresse beaucoup aux femmes entrepreneurs car nous sommes encore qu’une minorité.  De plus,  les femmes portent un œil complètement différent et complémentaire aux projets. Le milieu entrepreneurial est plutôt masculin mais il n’existe pas de réel rivalité entre hommes et femmes, je dirais même qu’il y existe beaucoup d’entraide entre les startups.

Se lancer dans l’entrepreneuriat est peut être plus difficile pour celles qui ont un travail depuis des années et qui se sont habituées à un certain confort financier, mais c’est un risque a prendre.

TNW : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

MB : L’entrepreneuriat est pour moi très formateur et me permet de rencontrer beaucoup de personnes intéressantes. En créant son entreprise on apprend beaucoup, professionnellement mais aussi sur soi.

Je ne peux donc qu’encourager les gens à se lancer ….

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