Retour sur la soirée #BGirl par The Family

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BGIRL

The Family organisait lundi soir son premier meetup dédié aux entrepreneures. Animée par Alice Zagury, fondatrice de l’incubateur, l’événement nous a permis de découvrir de nouveaux visages féminins aux parcours éclectiques.

Alice nous fait part d’un constat alarmant: seulement 12% de femmes montent des boites dans le numérique. Pourquoi ? : “ça ne nous intéresse pas, on ne se projette pas dans le monde du numérique car on rêve d’autres métiers.” explique-t’elle.

En quelques minutes, elle nous dresse cinq secrets que les femmes entrepreneures ne se sont jamais avouées et qui freinent leur envie de créer leur entreprise. L’argent, la différence homme/femme, le manque de confiance, notre créativité et notre capacité à nous occuper des gens. Pour chaque point, elle nous donne des anecdotes professionnelles, et nous rassure sur l’entrepreneuriat: “Il y a vraiment une place pour les nanas“.

Meryl Job, créatrice de Videdressing.com nous raconte son parcours. D’origine indienne, elle vit aux États-Unis où elle étudie à New-York avant de partir pour Paris pour faire un master Luxe et Mode à l’ESCP Europe. Fan de mode, elle lit tous les blogs et découvre un nouveau marché: le vide dressing. Avec maintenant 6 ans d’existence, l’entreprise a bien grandit: plusieurs levées de fonds ont été réalisé, l’équipe s’est développé, et Meryl a pu se concentrer à la partie opérationnelle, son premier métier.

Son conseil aux femmes entrepreneures: “ne te pose pas dix mille questions car il y a 95% de chance que ça échoue: si ça marche tant mieux sinon tant pis”

Sofia Hmich, VC dans le fonds Index Ventures est ” une meuf de banlieue d’origine marocaine qui a fait HEC”. Plutôt que de passer sur les bancs de SciencesPo, elle choisit de se lancer dans une prépa pour tenter les grandes écoles. A la surprise de ses professeurs, elle réussit au concours d’entrée d’HEC: “Le système français peut marcher mais il y a pleins de choses négatives. Je fais partie des personnes qui pensent qu’il faudrait tout changer. J’ai un gros gros point fort: j’ai toujours su ce que je voulais faire: monter ma boîte.” En plus de s’investir auprès des start-ups, elle soutient le labo des histoires: une association qui permet aux jeunes de 9 à 25ans d’apprendre à écrire gratuitement avec l’aide de chanteurs, écrivains, compositeurs…

Son conseil aux femmes entrepreneures : “lancez-vous”

Nelly & Celia sont « les artistes hackeuses » de la soirée. Elles ont crée Holy Faya, une marque de bijoux alliant l’impression 3D et les matériaux nobles: “on a crée l’artisanat du futur, on s’empare des nouvelles techno pour le mettre au service de nos rêves, le luxe est la liberté de créer sans contexte industriel”. Chaque bijou est unique car le filament déposé par la machine est aléatoire. Les deux jeunes femmes s’inspirent de l’histoire egyptienne, de leur vie et de leur voyage. Pour la création de leur première ligne, elles se sont inspirées d’une population de la Nouvelle Orléans afin de créer d’une histoire autour des bijoux.